Le nombre de centres de contrôle technique augmente plus vite chaque année par rapport au marché : 5800 sites agréés au total (+3 à 5% en 2011), pour une croissance en volume comprise entre 3 et 4%. Un dysfonctionnement qui amoindrit la rentabilité des affaires constate Bernard Desbouvry, le président d’Autosur, qui souligne d’ailleurs l’apparition d’un épiphénomène inconnu pour cette profession protégée depuis 20 ans, celle de la fermeture de centres, « pour raisons financières même si cela reste encore très limité et étalé sur les 5 réseaux nationaux ». Trop de proximité entre eux, aucune chance de survie pour le plus petit…le marché ne peut plus absorber les centres supplémentaires. « Ce n’est plus l’Eldorado » souligne le président qui ajoute que les contraintes techniques et règlementaires (DREAL…) vont être durcies afin de réduire les ouvertures. Peut-on envisager l’application d’un numerus clausus pour enrayer définitivement le phénomène ? « Notre Ministère de référence, celui des Transports, s’est toujours refusé à appliquer une telle politique. Le marché reste donc libre ». Les 5 enseignes préconisent alors, outre le durcissement de la règlementation, d’autres méthodes pour freiner la croissance du nombre de centres comme des formations accrues, l’application de normes (Iso…)... Des suggestions consensuelles, mais « encore faut-il qu’elles soient validées par les autorités».
Alternatives et leviers
Pour booster l’activité de ses 850 centres, Autosur a misé sur la diversification : Déclinaison du concept VL vers le PL (500 centres dédiés), les véhicules de collection (Autosur Classic), le marché des professionnels (Technosur) et la moto. « Nous avons développé Motosur en 2001 ! Nous sommes donc plus que prêts, en attendant le Feu Vert des autorités qui déjà devaient lancer le contrôle technique des deux-roues (moins de 50 cm3 pour l’instant) au 1er janvier 2012. Mais la décision a été reportée sans date ». Le président estime que 300 centres sur les 850 devraient afficher le panneau Motosur (6 à 7 % de l’activité d’un centre, pour un investissement en matériel de 15 000 euros).
Il donne également d'autres pistes de développemento pour assurer l'avenir : possibilité de réaliser les certificats d’immatriculations, « Les buralistes le font ! », imposer un CT annuel pour les véhicules de 10 ans, élargir les contrôles vers les quads, véhicules sans permis, caravanes… et pourquoi pas faire évoluer le contrôleur en expert VO par exemple.
Les centres Autosur ont réalisé 3,5 millions de contrôles en 2011 (soit 4000 par site en moyenne selon ses charges), sur les 21 millions de contrôles annuels recensés au niveau national.