Plutôt alarmant ce test réalisé par Bridgestone. Le manufacturier s’est installé deux jours sur l’aire de Lisses (Autoroute A6) et a sondé les véhicules d’automobilistes consentants. Près de 200 véhicules ont ainsi été contrôlés (2 postes ouverts de 10h à 17h pendant les 2 jours).
Objectif : vérifier l’état de leurs pneumatiques par un contrôle de la pression, la profondeur des sculptures, l'usure et les types d'usure. Le bilan est lourd :
- 10 % des véhicules contrôlés avaient un pneumatique crevé ou avaient un clou planté dans un pneu sans que les conducteurs ne s'en aperçoivent,
- 80 % étaient sous gonflés,
- 14 % avaient une pression inférieure à 1,5 bar,
- 18 % présentaient une profondeur de saignées inférieure à 3 mm, proche de l'usure légale.
Le manufacturier rappelle que pour une voiture roulant avec des pneumatiques ayant un niveau d'usure inférieur à 1,6 mm, la vitesse où se déclenche l'hydroplanage est réduite de 40 %.
Cette étude renforce le bilan déjà alarmant d’une étude européenne réalisée en 2010 par Bridgestone (38 000 voitures dans 9 pays européens). On y apprenait notamment que 71 % des automobilistes conduisaient avec des pneus sous gonflés, 7,5 % des automobilistes roulaient avec des pneus « sérieusement sous gonflés » (au moins 0,5 bar sous la pression préconisée) et 0,5 % avec des pneumatiques dont la pression de moins de 0,75 bar sous la pression recommandée. Près de 12 % des pneumatiques sur la route présentaient une usure en-dessous de la limite légale européenne d'1,6 mm de profondeur de saignée. Environ 2 % des pneumatiques inspectés étaient à la fois sévèrement usés et sous gonflés.