Afin de ne pas revivre l’enfer des ruptures de stocks de l’hiver 2010, l’anticipation a été le maître mot des vendeurs de pneumatiques français cette année. Un sacré coup de poker suivi par toutes les enseignes qui a heureusement été en phase avec les automobilistes. « Nous avons demandé à nos centres de sur-stocker des pneus hiver. Les volumes mis en place correspondent à ce que nous avions vendu en 4 mois l’an dernier », raconte Hervé Dabin, directeur général de Vulco Développement. « Nos clients aussi ont préféré prévoir que courir. Résultat, nos centres travaillent très fort sur les enveloppes hiver depuis octobre. Et c’est notamment pour les flottes d’entreprises que nous vendons énormément ». Même son de cloche chez Euromaster qui avait ouvert sur le net un portail d’anticipation pour permettre aux entreprises de réserver leurs pneus en ligne. « Cette anticipation des acheteurs pros permet également d’éviter les embouteillages au montage », explique Jérôme Douet directeur marketing adjoint B2B d’Euromaster. « Nous pensons que le réflexe pneu hiver est pris. Dans les entreprises, il y a une prise de conscience que cet équipement n’est pas uniquement lié à la neige, mais devient un organe de sécurité », assure Hervé Dabin.
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Zoom en région
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Les professionnels auvergnats qui, pour ne pas revivre la période de confusion des deux hivers précédents, ont adressé leurs pré-commandes dés le mois d’avril aux principaux manufacturiers. Obligés de payer comptant, ils ont dû malgré tout faire face à des reliquats qui suscitent de l’inquiétude. Le patron d’Arvernes Automobiles, à Clermont- Ferrand, Philippe Collay (concessionnaire Toyota, Lexus, Fiat et Alfa-Romeo), a déploré que « les pays d’Europe du Nord soient les premiers servis ». Chez Speedy comme Euromaster, les six fournisseurs sont loin d’avoir honoré toutes les commandes. Pour éviter de rater des ventes, le patron de Feu Vert à Aurillac, Patrick Dibolt, a stocké 2 000 pneumatiques dans un container. Prévenus du danger, les automobilistes du Cantal ont commandé en juin et pris livraison de 700 pneus courant octobre. Son collègue de Mauriac, Jean-Jacques Vizet qui écoule une moyenne de 12 000 pneus neige chaque année, a passé une grosse commande en avril. Malgré ces précautions, Yves Ginhac, responsable de Saint Flour Pneus, prévient déjà qu’il ne pourra pas équiper les camionnettes.
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Service : Le gardiennage est un bon argument de vente
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Doper les ventes en France du pneu Hiver, certes, mais que faire de ses « chausses d’hiver » l’été ? L’automobiliste français doit apprendre l’alternance. Les pros du pneu se penchent sérieusement sur cette question qui n’a rien d’anodine. Euromaster a été le premier à développer ce service complémentaire et le propose dans ses 400 centres (7 €/pneu pour 6 mois). « C’est un service très apprécié notamment par les conducteurs pros avec un taux de pénétration allant de 10 à 15 % », assure Jérôme Douet directeur marketing adjoint B2B de l’enseigne. First Stop démarre en mars prochain (5 €/pneu sur 6 mois) et chez Vulco, on espère être prêt pour la saison prochaine. Une démarche que l’on retrouve également chez les indépendants, « le gardiennage est un levier pour booster les ventes », assure Olivier Basurko directeur commercial France Popgom qui s’appuie d’ailleurs sur eux pour proposer ce service.