Le CNPA présentait hier la seconde édition de la Côte d’Amour des Assureurs. Objectif : observer l’évolution des relations entre réparateurs- carrossiers et compagnies d’assurance*. A noter, l’absence des concernés à cette présentation, à savoir l’intégralité des assureurs sauf deux représentants, Sferen (Macif, Maif, Matmut) et Generali. A l’origine de ce boycott massif, la prise de position du CNPA en faveur de l’amendement sur le libre choix du réparateur par l’assuré. Affaire non classée puisque le texte passe en relecture au Sénat le 7 décembre dans sa version initiale.
Parmi les traits les plus caractéristiques de ce sondage, le pessimisme ambiant et progressif au sein des entreprises. Les professionnels «très inquiets»  sont passés de 11 à 22% chez les carrossiers en réseau, de 15 à 21% chez les indépendants, de 9 à 21% chez les concessionnaires et agents. Problèmes financiers, relation avec l’assureur et évolution du comportement du consommateur sont les causes principales. « Les professionnels ont le moral en berne », analyse Philippe Debouzy, président de la branche artisans, agents et indépendants. « On note des relations de plus en tendues avec les consommateurs. Un phénomène très visible au sein des réseaux ». Qu’il s’agisse du taux horaire, du taux de remise sur pièces ou de remise globale, les notes attribuées sont inférieures à la moyenne pour toutes les compagnies. Enfin, 81% des interrogés estiment être victimes du détournement de clientèle. Un ressenti encore plus fort chez les agents ou concessionnaire pour lesquels la notion de propriété du client est sans doute déterminante.
Sur l’usage de la pièce de réemploi, moins de 17% des interrogés se souvient d’avoir été informé par une ou plusieurs compagnies de la possibilité de l’utiliser. 27% des carrossiers indépendants et 26% des carrossiers en réseau pensent y trouver une possibilité d’améliorer leur rentabilité. En revanche, 16% seulement des distributeurs sont de cet avis. « La pièce de réemploi est un acte citoyen » note Henry Vimard, président de la branche des carrossiers. « Elle permet de faire baisser le coût de réparation. Son insertion devrait être systématique dans le chiffrage. Or, ce n’est toujours pas le cas ».
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Tout n’est pas noir pour autant dans l’enquête qui révèle que 88% des interrogés déclarent bénéficier d’un préavis de rupture alors qu’ils n’étaient que 30% en 2009. Pour 72%, les relations globales avec l’assureur sont restées inchangées. Concrètement, Allianz et Generali, enregistrent des scores de mécontents supérieurs à 25%, tandis que pour Axa, 31% des interrogés estiment que leurs relations «se sont améliorées». Une moitié des interrogés estime que le volume d’affaires que leur apporte l’assureur a peu évolué. Mais, 39% des agréés Pacifica, 34% des Axa, 42% des MAIF et 34% des Macif estiment avoir bénéficié d’un volume accru de la part de ces compagnies. En revanche, 33% des agréés MAAF/MMA, 35% des agréés AGF et Generali, 25% des agréés AXA disent que le volume apporté a diminué. Globalement, les assureurs ont tous obtenu la moyenne avec des notes générale comprises entre 5 et 6 (les notes pour chaque items sont sur 10) : la Matmut tire son épingle du jeu avec une note de 6,43…La Macif termine le peloton avec 5,37.
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*9 assureurs évalués sur 22 critères (Maaf, Maif, Macif, Axa, Groupama, Pacifica, Allianz, Matmut, Generali
 473 chefs d’entreprises interrogés (Axial, AD Carrosserie, Top Carrosserie, Acoat, Five Star, Precisium Carrosserie, Ixell, réseau Renault, Peugeot et Citroën