Tandis que les pays européens ont libéralisé leur marché domestique pour les pièces visibles en carrosserie (capot moteur, ailes, phares...), la France reste l'un des derniers bastions où les constructeurs conservent leur monopôle en matière de production et de commercialisation. Une position dominante qui leur permet de décider quel produit sera vendu et dans quelles conditions tarifaires. Un statut que dénonce l'association de consommateurs UFC-Que choisir qui a comparé les prix entre 14 pièces de carrosserie émanant de plusieurs modèles. Constat global de l'association : « La libéralisation se traduirait par d'importantes économies pour le consommateur ». Dans le détail, elle s'est appuyée sur les pays où la libéralisation est active et a comparé avec la France. "Quel que soit le pays ou le constructeur envisagé,  il existe un important écart de prix entre les pièces constructeurs et les pièces alternatives*". Or, en France,  les pièces sont 30 à 50% plus chères qu'ailleurs.
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Effet double peine pour le consommateur
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« Les constructeurs automobiles fixent arbitrairement les prix » indique le président de l'association, Alain Bazot. « Ils ne répercutent jamais la baisse du prix des matières premières ni les économies d'échelle réalisées sur les gros volumes. Les prix des pièces de carrosserie ne baissent jamais, au contraire, ils augmentent plus rapidement que les prix à la consommation ». Celles-ci ont en effet augmenté de 28,7 % entre 2001 et 2009 tandis que les prix à la consommation ont varié de 13,9% sur la même période. « Ce sont les conséquences désastreuses d'un monopole qui n'est pas justifiable ni sur le plan de la sécurité ni sur le plan des emplois. Car les pièces de carrosserie ne sont pas fabriquées par les constructeurs automobiles mais pas leurs sous-traitants voire par les sous-traitants chinois de leurs sous-traitants...". Des arguments économiques et sociaux revendiqués par les constructeurs, mais récusés en effet (lire ici). "Non seulement les consommateurs n'ont pas l'opportunité de bénéficier de vrais prix de marché, mais ils se voient dans l'impossibilité de choisir le type de pièces à installer dans leurs véhicules ». Un effet double peine pour le consommateur. L'association réclame donc l'ouverture de ce marché par l'application de la directive européenne (bloquée par le Conseil des Ministres) et ses conséquences positives : baisse des prix des pièces, répercussions sur les cotisations d'assurances...
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* En Allemagne, le consommateur payera 42% en moyenne moins cher pour une pièce de qualité équivalente Peugeot, dans un réseau indépendant, par rapport au réseau constructeur (-34,1% en Belgique et  -31,9% en Espagne). Pour  une pièce de qualité équivalente Renault, l'écart moyen est de -30,6% en Allemagne, de -32,4% en Belgique et de -40,6% en Espagne.
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